Royaume du Maroc - Centre d'Investissement de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima

Comment Tanger se prépare à la Ligne à grande vitesse

Comment Tanger se prépare à la Ligne à grande vitesse

De vastes chantiers de mise à niveau urbaine synchronisés avec l’arrivée de la LG

Il ne sert à rien de relier Casa à Tanger en 2h10, et rester bloqué dans les embouteillage

Anticiper l’arrivée de la grande vitesse, condition clé, selon le patron de l’ONCF

Les retombées de la grande vitesse ferroviaire peuvent être nombreux et variés à tel point que l’on parle d’effet LGV. En effet, ce type de transport permet d’être un véritable accélérateur du développement tant de la mobilité que des territoires, taillés et façonnés par un mode de transport qui s’est réinventé, le train. Ce dernier permet une offre intégrée de transport adaptée à toutes les bourses dont la tarification est basée sur le Yield Management, le même système utilisé dans l’aérien et qui a permis de démocratiser l’avion, selon Mohamed Rabie El Khlie, directeur général de l’ONCF. Là où la LGV s’est implantée, elle a permis d’atteindre des dynamiques inégalées sur les plans économique, social et industriel voire démographique, conclut le responsable de l’Office qui intervenait dans le cadre d’un colloque organisé à Tanger sur ce thème.
Mais pour pouvoir bien en profiter, l’arrivée de ce mode de transport doit être bien préparée. Les retombées ont été plus considérables pour les pays qui ont su anticiper, en temps opportun le changement en termes de mobilité que suppose la LGV. En effet, il ne sert à rien de connecter Tanger à Casablanca en 2 heures 10 minutes et de devoir passer une heure de plus dans un embouteillage à la sortie de la gare ferroviaire. D’où d’importants efforts qui doivent être entrepris dans le cadre de la gestion des villes et de leur mise à niveau, afin de tirer la quintessence de ce mode de transport révolutionnaire, surtout de la part des Administrations, surtout locales. Le cas de Tanger est exemplaire, selon plusieurs observateurs car en parallèle avec le projet de Ligne à grande vitesse, d’autres projets de mise à niveau urbaine comme Tanger-Métropole ou encore le réaménagement du périmètre du port de Tanger-ville sont menés au pas de charge et de manière synchronisée, afin de permettre une entrée en service harmonieuse.
A titre d’exemple, la LGV a permis en France de bouleverser les habitudes en rapprochant les distances et ce à partir du centre-ville. C’est le cas par exemple du nombre de villes accessibles à moins de 5 heures de trajet de Strasbourg qui a doublé en moins de 20 ans, explique Michel Leboeuf, président du comité grande vitesse auprès de l’UIC, l’organisation internationale des chemins de fer.
La France dispose actuellement de plus de 2.000 km de voies ferrées grande vitesse, soit dix fois plus que ce que compte mettre en service le Maroc en 2018. Mais en tête de peloton, on retrouve la Chine. Son réseau a atteint plus de 19.000 kilomètres, où il dessert près d’une centaine de villes. Le nombre de voyageurs transportés par an est de 54 millions soit 9 fois plus que les objectifs que s’est fixé le Maroc.

 

La LGV en chiffres

– 200 kilomètres de lignes dédiées
Vitesse d’exploitation 320 kilomètres par heure
– 12 rames en cours de livraison
– 67 millions de m3 de déblais et de remblais
– 12 viaducs d’une longueur totale de 10 kilomètres
– 48.000 tonnes de rails
– 700.000 traverses
– 430 kilomètres de fil caténaire
– 47 minutes pour connecter Tanger à Kénitra
– 1h20 mn pour connecter Tanger à Rabat
– 2h10 mn pour connecter Tanger à Casablanca
– 2018 comme date d’entrée en service
– 20 milliards de dirhams d’investissement

 

L’economiste | Edition N°:4782 Le 27/05/2016 |

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